Pourquoi gardons-nous parfois des comportements qui nous desservent ?

Les personnes poussent la porte d’un hypnothérapeute car, bien souvent, ils veulent se débarrasser d’un comportement – fumer, grignoter, crier sur ses enfants, ne pas savoir dire non…

La recherche de l’intention utile

Quelle que soit leur demande, au cours de la clarification de leur objectif, mon approche basée sur la PNL à visée thérapeutique (programmation neuro-linguistique) pose la question : « en quoi c’est utile pour vous, ou pour les autres, que vous ayez ce comportement » ? La question se pose également sur des croyances, des principes, des schémas de fonctionnement

Parfois, la réponse est évidente. D’autres fois, elle demande un travail d’exploration en hypnose, où l’inconscient prend le relais. Ce qui permet ensuite d’avancer dans les protocoles de changement et de transformation.

Le bénéfice secondaire caché

Mais parfois, ce n’est si simple car derrière la première intention utile se cache un bénéfice secondaire.

C’est par exemple, cette dame qui venait pour perdre des kilos récemment pris et qui me raconte qu’elle mangeait charcuterie et fromage avec quelques verres de vin quand elle rentrait chez elle après le travail. J’apprends qu’elle a perdu son mari quelques mois avant et qu’elle ne supporte pas de se retrouver seule. L’intention utile première était de pouvoir rentrer chez elle. Le bénéfice secondaire de ses diners gourmands était tout aussi important : c’était l’autorisation de renouer avec le plaisir de manger, de s’extraire du chagrin pour passer un bon moment avec elle-même.

Autre situation : cette enfant qui arrivait systématiquement en retard de quelques minutes en classe. L’intention utile était de gagner quelques minutes de sommeil en plus chaque matin.
Le bénéfice secondaire : cela lui permettait d’être accompagnée par la gardienne de l’école, qu’elle appréciait tout particulièrement.

Autre cas : cette dame trop invisible dans son travail. Après des années de ponctualité, elle arrive en retard de plus en plus souvent. Son manager, qui ne lui fait jamais de feed-back, se met à la convoquer pour la réprimander. L’intention utile première, selon elle, était l’apprentissage d’un lâcher-prise qu’elle ne s’était jamais permis. Elle goûtait ses quelques minutes de retard comme un vent de liberté. Le bénéfice secondaire a été qu’enfin son manager s’occupait d’elle, même si c’était pour la réprimander.

La détermination de l’objectif de la personne

Dans le cas de la dame qui voulait maigrir, ce qu’elle a fait, la thérapie a porté sur son deuil et sa résilience. Dans le cas de l’enfant, son grand besoin de reconnaissance l’a poussée à devenir plus tard déléguée de classe. La dame ignorée par son manager a réussi à lui formuler ses besoins pour qu’elle garde sa motivation au travail.

En conclusion

La recherche de ce bénéfice secondaire, parfois sous-jacent ou en complémentarité de l’intention utile, est très importante car sa prise de conscience permet d’identifier ce pourquoi on vient consulter.

Et vous, avez-vous déjà identifié un bénéfice caché derrière une « mauvaise » habitude ?


Lire les commentaires (0)

Articles similaires


Soyez le premier à réagir

Ne sera pas publié

Envoyé !

Derniers articles

Témoignage de Françoise, 55 ans – Perte de poids à la ménopause : comment l’hypnose et la PNL ont aidé Françoise à perdre 10 kilos en 3 mois

02 Sep 2026

Résumé
Découvrez comment Françoise a perdu 10 kg en 3 mois après la ménopause grâce à un accompagnement sur-mesure en hypnose et coaching PNL. Étude de cas e...

ETE 2026 : PLONGEE DANS L’HYPNOSE - 3 LIVRES INCONTOURNABLES

25 Août 2026

3 Livres incontournables pour apprendre une hypnose éthique et performante
Pour tous les professionnels de la relation d’aide et de la santé mentale e...

Catégories